Jeudi 3 mai 2012
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17:40
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Par Redaction
Quand c’est flou, y a un loup
La vidéo du conseil municipal n'est toujours pas en ligne sur le site de la Ville. Le flou pour masquer le
mensonge ?
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Lors du dernier conseil municipal, C. Pierret a balayé d’un revers de manche la jurisprudence concernant les conflits d’intérêt liés
au vote du budget par les élus municipaux également présidents d’association. Ce jour-là, le maire considérait que les élus de sa majorité n’étaient pas concernés et qu’un tribunal lui donnerait
raison. C’est pourquoi, aucun président d’association n’a quitté la salle. Ils ont donc tous voté le budget, comme l’an passé.
Pourtant, à la lecture du recueil des délibérations du conseil du 30 mars, nous lisons que « les présidents d’association n’ont pas pris part au vote pour leur association ».
Double mensonge :
Primo, la totalité du conseil municipal a pris part au vote du budget ; secundo, le budget a comme toujours été voté dans sa
globalité, sans isoler le poste des subventions aux associations.
D’ailleurs, coïncidence ou non, la vidéo de ce conseil n’est toujours pas en ligne sur le site de la Ville à l’heure où nous
écrivons...
Dans une démocratie digne de ce nom, comment est-il possible d’oser transformer la réalité d’un événement dont de nombreux
citoyens ont été les témoins (public et élus d’opposition) ?
« La folie
des grandeurs »
Dans l’hebdomadaire La Semaine de Nancy du 19 avril, Saint-Dié a l’honneur
d’une double page où il est question des projets en cours. Ils semblent pour la plupart démesurés au regard des finances de la Ville et des indicateurs socio-économiques dans le
rouge :
« Les jeunes couples s’installent dans les communes environnantes en
croissance afin de fuir les taux d’imposition élevés. » D’autant que le poids de l’impôt repose sur une minorité de contribuables puisque 55 % des foyers fiscaux
ne paient pas l’impôt sur le revenu.
Par exemple, le journal s’interroge sur la rénovation de l’Espace Sadoul qui « va coûter la bagatelle de 2 574 000 euros pour un espace qui ne pourra accueillir que 500 spectateurs ».
Pour sa défense, C. Pierret se permet de dénigrer Nancy : « Je fais des
zones commerciales réfléchies, dans un cadre paysager et végétalisé. Rien à voir avec ce qui se fait à Nancy, où l’on trouve juste des routes et des lampadaires.» Toujours aussi modeste,
chacun de ses projets est associé à la mention « plus grand de Lorraine »... Hélas, il en est sans doute de même pour la dette de la
ville !
Enfin, quand le maire prétend « Un jour on va me remercier pour tout
ça », il oublie que « remercier » signifie aussi « congédier, priver quelqu’un de son emploi »...
Vincent BENOIT et le comité de rédaction de
Demain Pour Saint-Dié.
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