Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Cordonnier mal chaussé
Dans le journal les Echos, C. Pierret tire avec raison la sonnette d’alarme : « Les habitants des villes moyennes ont des revenus qui ne permettent absolument pas d’augmenter les taxes locales, nous n’avons aucune plasticité. ». S’il est louable de jouer le rôle « du pompier » quand il est à Paris, il serait bon de rappeler qui a allumé le feu à Saint-Dié...
Avec des taxes d’habitation supérieures de plus de 30 % à la moyenne des villes de même taille et des taxes foncières supérieures de plus de 50 %, C. Pierret exerce depuis plus de 20 ans une pression fiscale hors du commun. Véritable précurseur en la matière, il a sans doute inspiré le nouveau gouvernement qui applique la même méthode depuis six mois : toujours plus de dépenses et moins d’économies.

Même si, en théorie, le maire a opté pour la stabilité de ses taux fiscaux exorbitants, dans la pratique, les montants à acquitter ne cessent d’augmenter. Si on prend seulement l’exemple de la taxe d’ordures ménagères, elle a augmenté en sept ans de 21,20 % ... pendant que le nombre des collectes a été divisé par deux !
Sachant que le tri sélectif a été mis en place au cours de ces années, cette augmentation est d’autant moins acceptable. En effet, les Déodatiens participent activement à la réduction des coûts en déposant eux-mêmes en déchèterie et en triant de mieux en mieux (sacs jaunes et le verre). Alors oui, il est grand temps de proposer une méthode qui permette d’établir une taxe plus juste, plus adaptée aux besoins de chaque foyer (pesée, prise en compte du nombre d’occupants).
Cela devient d’autant plus urgent dans une ville où les difficultés économiques sont graves et le chômage en forte augmentation. Par conséquent, la portion de la population supportant de telles impositions est de plus en plus réduite.
Le poids de ces prélèvements n’est plus supportable et ce ne sont pas les très coûteux travaux en cours, comme Aquanova America, la NEF qui sont de nature à nous rassurer... Comment va-t-on pouvoir payer ?
Nombreux sont ceux qui ont trouvé la réponse : il suffit d’observer le nombre de commerces fermés et les innombrables logements vides, à vendre ou à louer.
Vincent BENOIT et le comité de rédaction de Demain Pour Saint-Dié.
Contact : demainpoursaintdie@free.fr