Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Urbanisme incohérent
Afin de permettre la construction de logements sociaux dans un périmètre situé juste en périphérie de l’hypercentre, une modification du Plan Local d’Urbanisme a été demandée par les bailleurs sociaux, dont le Toit Vosgien. Répondant favorablement à leur demande, le maire et son équipe les autorisent désormais à construire des immeubles pouvant atteindre 30 mètres de haut, soit environ 10 étages.
Nous nous opposons à ce type de décision car :
- La part du logement social dépasse déjà les 33% dans notre ville et la loi en impose seulement 20%,
- Le nombre de logements vides, à vendre ou à louer, se compte par centaines,
- La population déodatienne ne cesse de baisser, au profit de communes extérieures à la fiscalité beaucoup plus attrayante,
- La tendance actuelle est à la réduction du nombre d’étages afin de créer un habitat à taille humaine, comme à Kellermann ou rue du 10ème BCP.
Pourquoi vendre massivement, et sans mise en concurrence, le moindre terrain constructible à la SA Le Toit Vosgien ? Est-ce parce que la Ville en est l’actionnaire majoritaire depuis septembre 2010 ?
Il faudrait plutôt inciter les propriétaires privés à rendre leurs biens plus attractifs.
Trop de logement social dans une ville déjà surimposée, où la charge de la taxe d’habitation repose sur une minorité d’habitants, risque d’accentuer la pression fiscale et d’accélérer encore la fuite vers les communes voisines.
Intercommunalité : le pire arrive
Nous devons nous rendre à l’évidence : la communauté d’agglomération regroupant 76 000 habitants, permettant de rivaliser avec nos voisins de Moselle ou d’Alsace, ne se fera pas. C’est le schéma dessiné par l’Etat qui devrait voir le jour, à savoir l’union entre la communauté de communes des Hauts Champs (Saint-Michel, La Bourgonce, Taintrux, etc.) et Saint-Dié. Si la première adjointe L. Chrétien n’a toujours pas digéré ce schéma, elle devrait plutôt s’interroger sur les motifs du refus de nombreuses communes de s’unir à notre ville. N’est-ce pas en raison :
- de l’état déplorable des finances de Saint-Dié?
- du risque de voir leurs charges augmenter ?
- de la personnalité de notre maire ?
Si l’issue des dernières municipales avait été différente, les conditions seraient sans doute aujourd’hui réunies pour permettre un regroupement plus logique et plus favorable au développement de la Déodatie.
Vincent BENOIT et le comité de rédaction de Demain Pour Saint-Dié.
Contact : demainpoursaintdie@free.fr