Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Forêt du Kemberg : défendons-là !
Pourquoi envisager de vendre 255 hectares de forêt communale située entre « La Roche Saint-Martin » et « Le Sapin qui pisse », sites emblématiques et touristiques du massif du Kemberg ?
Pourquoi céder un bien commun d’une telle richesse appartenant à la ville de Saint-Dié depuis au moins la Révolution de 1789 ?
Pourquoi vendre à Réseau Ferré de France (RFF) un bien public municipal ?
Comment peut-on espérer « compenser » les arbres coupés pour la réalisation des lignes TGV par la vente de ce patrimoine ? D’ailleurs, aucune forêt vosgienne, et encore moins déodatienne, n’a été abattue par la SNCF pour ces équipements.
Le Festival International de Géographie (FIG) est justement consacré cette année à la Forêt … et ironie du sort a choisi le thème suivant : « La forêt, or vert des hommes ? »
Doit-on en déduire que C. Pierret a déjà répondu à la question posée, et aurait ainsi décidé de vendre un bien précieux et durable ?
La plaquette du FIG, déjà consultable sur le site de la ville a retenu toute notre attention. On peut y lire : « Il y a la forêt des fées et des enchanteurs, celle des grands méchants loups et des petits chaperons rouges. Il y a celle, plus moderne, des sylviculteurs et celle des militants écologistes. Et puis il y a la forêt, ou plutôt les forêts compliquées des géographes, à la fois faites de nature et d’enjeux sociaux. Elles échappent aux simplifications, aux images trop faciles – que fabrique un poumon, fût-il vert ? – et aux mots d’ordre des citoyens aisés de notre Terre qui n’hésitent pas à dicter le devenir de l’Amazonie, si loin de chez eux – et surtout pas chez eux.
Les espaces forestiers mondiaux, en perpétuelle évolution, méritent aujourd’hui que le 21eFestival International de Géographie se penche sur leur état et sur leur devenir. »
Forts de ce conseil, nous pensons que notre forêt du Kemberg, si proche de nous, mérite aussi que nous nous penchions tous ensemble sur son devenir. Son sort ne doit pas dépendre de la décision de quelques uns.
Vincent BENOIT
POUR LE GROUPE DIVERS-DROITE, DEMAIN POUR SAINT-DIÉ (DPSD)