Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Le maire C. Pierret était étrangement absent lors de la marche silencieuse en mémoire de la victime
En tant qu’élu et citoyens déodatiens, nous nous réjouissons de l’arrestation du « tueur présumé de Saint-Roch ». Certes, il est maintenant du ressort de la Justice d’établir la culpabilité des uns et des autres.
Néanmoins, cette arrestation va au moins apaiser « l’ambiance lourde » (quotidien vosgien du 21 octobre 2011) qui régnait dans les quartiers concernés, puisque le meurtrier présumé était en liberté depuis le 24 avril. Une cavale à laquelle les policiers ont mis un terme après de longs de mois de recherches sans relâche.
Par ailleurs, il s’agissait bien d’un « règlement de comptes entre bandes rivales » de deux quartiers de la ville. Ainsi, contrairement aux affirmations hâtives de la Mairie, l’acte n’était pas un « dérapage » (sic) et ne relevait pas non plus de la « délinquance ordinaire » (sic).
De toute façon, la gravité des événements (tentatives de représailles, plus de trente CRS appelés pour sécuriser l’hôpital, etc.) nécessitait la présence du premier magistrat. Or, comme nous l’avions souligné le 6 mai dernier dans l’Echo des Vosges, aucun « séjour à l’étranger » ne justifiait son retour plus que tardif à Saint-Dié. Si en de telles circonstances, un maire ne s’adresse pas immédiatement à ses administrés afin de ramener l’ordre et apaiser les tensions, assume-t-il ses responsabilités d’élu ?
D’ailleurs, c’est surtout grâce à l’appel au calme lancé par la famille de la victime que la situation n’a finalement pas dégénéré.
Par contre, six jours après le tragique événement, et alors qu’une marche silencieuse rassemblait 400 personnes, C. Pierret était là pour… inaugurer en toute hâte un sautoir à la perche (le jury du Challenge de la ville la plus sportive de France arrivait deux jours après) !
A la lumière de ces constats, on ne peut que s’interroger sur les « priorités » du maire.
« Le saumon » remonte vers Hollande
Le démocrate décomplexé serait-il à la recherche d’un porte-feuille ministériel ? Après avoir soutenu Ségolène Royal en 2007, puis Martine Aubry au poste de premier secrétaire du PS, puis DSK pour la course à l’Elysée, il s’est rallié sans surprise au dernier favori des sondages. A l’annonce des résultats des primaires, C. Pierret s’est jeté sur son téléphone pour s’imposer dans la future campagne du candidat Hollande. La girouette a tourné à tous les vents, mais il a bien fallu qu’un jour elle prenne le vent dominant.
Vincent BENOIT et le comité de rédaction de Demain Pour Saint-Dié.
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