Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Demande d'emploi à Saint-Dié. Cliquez pour agrandir
Emploi
Certes, sur le plan national, les derniers chiffres concernant le chômage sont encourageants, mais l’emploi reste le premier souci des Français, et plus encore dans le bassin de Saint-Dié où la tendance est au contraire à l’aggravation.
Face à un tel fléau, les élus ne peuvent pas tout, nous le savons : des créations d’emplois ne se décrètent pas. Cependant, à l’heure où Internet devient un outil indispensable, les maires ont à leur disposition un moyen d’aider les demandeurs d’emploi. A ce sujet, le site de la Ville de Vitré (Bretagne) est exemplaire : en cliquant sur « emploi » , vous trouvez les adresses de toutes les structures et services à contacter, la liste des principales entreprises du Pays de Vitré, etc. Grâce à une fiscalité attractive, le taux de chômage y est de 5 % seulement alors que 43 % des salariés sont employés dans l’industrie, secteur sinistré de l’économie du bassin déodatien. Il va sans dire que la pression fiscale mise en place par C. Pierret, ne joue pas en faveur de l’emploi local, puisque le taux de chômage est actuellement de 12,5 % à Saint-Dié.
Par ailleurs, le principal facteur de chômage dans notre bassin réside dans le manque de qualification : deux tiers des élèves quittent le milieu scolaire sans aucun diplôme. Le député G. Cherpion le sait mieux que quiconque, lui qui s’attelle chaque jour aux problèmes liés à la formation en général et à l’apprentissage en particulier.
C’est pourquoi une Ecole de la 2ème chance est une des solutions. Peu importe que Saint-Dié l’ai « perdue » à cause d’une gestion déficiente, au profit de Sainte-Marguerite. En effet, il ne faut plus raisonner avec un esprit « communal », mais penser à l’avenir de tout le Pays de la Déodatie.
Nous sommes, nous aussi, partisans d’une communauté d’agglomération. Face aux effets de la mondialisation, nos communes doivent dorénavant cesser toute concurrence et travailler en synergie. Au lieu d’utiliser l’emploi comme support de communication personnel, chacun devra oublier son ego et œuvrer en faveur de l’intérêt général. Ainsi, pourquoi C. Pierret annonce-t-il un autre projet d’hôtel d’entreprises à Saint-Dié, tandis qu’un permis de construire a été déposé en 2010 pour en créer un à quelques kilomètres ?
« La vraie question à traiter, c’est le chômage » affirme C. Pierret. Nous sommes bien d’accord avec lui sur ce point. C’est pourquoi nous considérons que les promesses d’emplois ne doivent ni être annoncées à la légère ni servir de faire-valoir à un quelconque candidat. Alors qu’il avoue être « un partisan d’une politique de communication », pour notre part, nous sommes partisans d’une politique de concrétisation, à l’échelle du Pays de la Déodatie et de ses 95 000 habitants.
Décomplexé… mais muselé ?
Le 31 mars, C. Pierret avait déclaré au journal 20 minutes : « Il faut arrêter les petites formules comme le fait François Hollande ou ânonner des vieilles idées comme Martine Aubry ». Le mois suivant, toujours dans le même journal, il ajoute : « François Hollande, c’est Louis XVI, "aujourd’hui rien". Sauf qu’il n’a pas les clés de l’Histoire». Pari perdu, DSK étant hors-jeu, ces deux « amis » socialistes sont désormais les deux principaux candidats à l’investiture. Par conséquent, C. Pierret aura encore plus de difficultés à obtenir les parrainages nécessaires. Certains médias affirment même que « les petits candidats n’ont aucune chance d’y parvenir » (entendu sur une radio nationale le 29 mai).
Des médias qui semblent considérer son programme peu « audible » : le responsable d’édition d’un hebdomadaire national l’aurait « boycotté », lui annonçant même soutenir François Hollande. C. Pierret victime du parti pris de la presse ? Connaissant un peu le sujet, nous compatissons.
De toute façon, muselé ou pas, en bon « saumon » avisé, le candidat Pierret a l’habitude de nager à contre-courant. Il sera donc toujours capable d’un brusque et opportun changement de rivière…
Alors que tous les éléphants du PS étaient ce samedi à Paris pour ratifier le programme socialiste pour les présidentielles, le candidat Pierret était absent. Pourquoi perdrait-il son temps avec ses amis, alors qu’il prétend n’avoir « aucun doute sur ses chances de victoire aux primaires » ?
Vincent BENOIT et le comité de rédaction de Demain Pour Saint-Dié.