Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Conseil Municipal du 22 février 2013 (suite)
Au cours du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), le maire affirme :
- Maîtriser les dépenses de fonctionnement : Si c’est le cas pourquoi demeurent-elles toujours supérieures de 13 % par rapport aux villes de même taille ?
- Maintenir un haut niveau d’investissement : Même réalisés grâce aux plans de rénovation urbaine accordés par les gouvernements de droite précédents les investissements restent inférieurs de 50 % par rapport aux autres villes.
- Ne pas recourir à l’emprunt : Faux, car avec le PPP AquaNova ce sont 63 millions d’emprunt sur 25 ans qui viennent d’être engagés. Sans oublier comme le précise C. Pierret (Vosges Matin du 7 février dernier) « la bombe des prêts toxiques quand les taux d’intérêts seront réindexés » soit 20 millions d’euros.
- Pas d’augmentation des 3 impôts communaux : La politique fiscale menée depuis 20 ans par C. Pierret se traduit par un exode vers les communes avoisinantes. Les pancartes « à vendre » ou « à louer » se multiplient dans la ville.
- Réduction du montant de la dette : Même si la Ville s’est désendettée de 6,8 millions d’euros en 2012, la dette par habitant reste deux fois plus élevée par rapport aux villes de même taille. Sans oublier les 63 millions d’AquaNova qui s’ajoutent aux près de 50 millions de dette existante.
Comment croire que la proposition de DOB qui nous est faite est celle d’une bonne gestion alors que C. Pierret n’a pu régler en temps et en heure sa cotisation 2012 au syndicat mixte du pays de la Déodatie pourtant présidé par Etienne Pourcher (PS).
Comment croire que les objectifs affichés seront tenus alors que le président Hollande souhaite baisser les subventions aux collectivités territoriales (communes Conseils généraux, Conseils régionaux) ?
Comment croire à une gestion dynamique alors que la réforme des rythmes scolaires chiffrée par R. Gbedey à 250 000 euros par an va encore alourdir les dépenses de fonctionnement ?
Comment croire qu’AquaNova va miraculeusement rendre notre ville attractive ?
Comment croire que les activités déplacées vers la périphérie sont source de développement quand les rues du centre ville ressemblent à celles de « l’Angleterre Thatchérienne filmées par Ken Loach » ? Que sont devenus tous les projets d’implantation industriels ou commerciaux ?
Finalement le budget principal de la ville se résume à 42 millions d’euros de recettes dont environ 15 millions d’euros de recettes fiscales supportées par seulement une moitié de la population, et des dépenses pour près de 41 millions d’euros qui ne permettent donc de dégager que 1 million d’euros pour les investissements, et ce depuis des années.
Seule une politique budgétaire rigoureuse permettra à notre ville de retrouver de l’attractivité.
Vincent BENOIT, conseiller municipal d’opposition et Demain Pour Saint-Dié
Contact : demainpoursaintdie@free.fr