Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
De l'ombre aux Lumières ?
Le Monde a récemment consacré un article à trois outsiders des Primaires du Parti socialiste : ces trois « caciques » du parti ont pour point commun d’être totalement « inconnus » du grand public national.
L’un d’eux, un certain C. Pierret, déclare : « Je veux que la France soit le pays des Lumières pour demain. »
Faut-il rappeler ce qu’ont été les Lumières ? Il s’agissait, au XVIIIe siècle, d’un grand mouvement de la pensée occidentale auquel les philosophes français ont apporté une contribution décisive en encourageant l’esprit critique et en militant pour de nouvelles libertés.
Parmi eux, le grand Voltaire, dont l’attachement à la tolérance et à la liberté d’expression a été paraphrasé par la célèbre formule : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. »
Les opposants locaux à C. Pierret, certains dirigeants d’associations, et de nombreux Déodatiens ont déjà pu apprécier de quelle manière notre « Voltaire » local appliquait cette fameuse maxime …
Parmi les philosophes des Lumières, il ne faut pas oublier Rousseau qui, en pionnier de la démocratie, écrivait : « Qu’est-ce donc proprement qu’un acte de souveraineté ? Ce n’est pas une convention du supérieur avec l’inférieur, mais une convention du corps avec chacun de ses membres » (Du Contrat social, livre II, chap. IV). Est-ce à cela que songeait C. Pierret en déclarant au journaliste qu’il faudrait « rendre le pouvoir à la société, dans les quartiers, les villes et les entreprises et instaurer partout la codécision » ? Les Déodatiens ont pu constater à quel point le premier magistrat les a déjà associés à de telles codécisions. Les futures suppressions d’écoles vont-elles ainsi être « codécidées » ou, une fois de plus, imposées aux « sujets » ?
La gouvernance locale de C. Pierret est encore loin de correspondre au masque avenant d’homme des Lumières derrière lequel il dissimule sa vraie nature. Mais, comme le souligne la photographie choisie pour illustrer le dernier éditorial du magazine municipal, la captation et la conservation du pouvoir ne nécessitent-elles pas certaines mascarades ?
Une adjointe de C. Pierret remercie le Conseil Général !
Alors que le maire et son équipe critiquent constamment le Conseil Général , nous avons été ravis de voir que C. Weill le remerciait chaleureusement pour son financement à hauteur de 40 % du prix de la construction de la future maison de retraite située sur les Grandes Croisettes soit une aide de 2,2 millions d’euros.
Sur la voie de garage
C. Pierret, pourtant toujours prompt à fustiger le gouvernement et le Conseil général, est resté bizarrement silencieux sur la mauvaise gestion des problèmes rencontrés par les voyageurs de la ligne St-Dié-Epinal gérée par le Conseil Régional. De même, ni L. Chrétien ni J.-M. Lalandre, tous deux conseillers régionaux, ne se sont manifestés. Lorsque l’on se veut « capitale mondiale », la première des choses serait que notre ville soit correctement desservie, surtout quand le maire nous a promis de faire du quartier de la gare un « pôle multimodal Il est inacceptable que des voyageurs qui se rendent à leur travail en empruntant le TER soient régulièrement pénalisés sans parler de l’état de vétusté de la rame.