Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Très mauvais choix
Dans notre programme, nous souhaitions étudier la possibilité de revenir en régie municipale pour les services de l’eau et de l’assainissement. Hélas, au lieu de sortir d’une gestion privée (Lyonnaise des Eaux, filiale de SUEZ Environnement) qui aurait été encore possible en 2015, C. Pierret, « en bon socialiste » a décidé au contraire de la prolonger jusqu’en 2023.
Alors que de nombreux socialistes combattent cette privatisation de l’eau (comme B. Delanoë à Paris), celui qui se dit « à la gauche de Mélenchon », ne vogue pas sur cette vague. Nous aurions espéré qu’il se rallie, sur ce sujet, aux déclarations de Danièle Mitterrand pour qui « l'eau ne doit pas être une marchandise. C'est un bien commun à l'humanité, universel et libre, qu'il faut, en outre, préserver, tant en quantité, qualité et accessibilité (au niveau du prix) pour tous. »
Toujours selon elle, « une gestion publique de l'eau ferait baisser les prix de 20 à 45 %. Aujourd'hui, près de 90 % de l'eau est gérée dans le cadre d'une délégation de service public »
Au contraire C. Pierret a choisi d’enrichir une multinationale au lieu de s’orienter vers des solutions qui auraient pu redonner du pouvoir d’achat aux Déodatiens. Nous ne comprenons pas ce choix qui va à l’encontre de l’intérêt de ses administrés, mais...
C. Pierret n’a-t-il pas présidé à Paris, si l’on en croit son blog, le jury du Prix Energies Citoyennes du groupe GDF-SUEZ ?
« Boucliers humains »
Les personnes venues assister au dernier conseil municipal, ont pu observer une grande nouveauté dans l’agencement de la salle. Auparavant, le premier rang du public était à proximité des élus ; dorénavant, ce sont les personnels administratifs qui occupent cet espace, reléguant le public loin derrière. C Pierret aurait-il besoin de « ce bouclier humain » afin de se protéger ou de parer d’éventuels commentaires contrariants en provenance du public ?
En tout cas, la longue soirée du 14 avril nous a encore proposé maintes levées de bouclier de la part de C. Pierret. Tout d’abord, au lieu de tenter de rassurer des communes qui refusent toutes de travailler en intercommunalité avec Saint-Dié, on a eu droit à une nouvelle esquive : « C’est l’Etat qui nous impose un rattachement ! »
Ensuite, et sans remettre en cause les propos du chef de l’agence Montagne de l’ONF invité à s’exprimer, la Municipalité a cherché à s’abriter derrière l’intervention de ce fonctionnaire afin de cautionner sa décision de « brader » 255 hectares du patrimoine forestier déodatien. Cette cession d’une forêt vosgienne, appartenant à Saint-Dié depuis plus de deux siècles, est d’autant plus choquante qu’elle sert soi-disant à « compenser » les travaux de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) de… Moselle !
Nous n’avons pas non plus échappé au classique : « Les impôts augmentent à cause des autres. » (Conseil général, Etat)
Mais le summum a été atteint lorsque S. Vincent s’apprêtait à commenter une gestion municipale fort peu glorieuse : nous avons vu C. Pierret quitter la salle pour ne revenir, comme par hasard, qu’à la fin de son intervention ! C. Pierret crut sans doute trouver dans ses adjoints des boucliers derrière lesquels se réfugier, aptes à répondre aux questions des élus d’opposition ? Or, aucun d’entre eux ne prit la parole, ni pour répondre aux questions de l’opposition ni pour défendre la gestion municipale…
Peut-on trouver plus bel aveu que cette scène montrant des élus de la majorité muets et un maire fuyant le débat pour ne pas entendre des vérités dérangeantes ?
Une attitude invraisemblable qui en dit long sur l’état de la démocratie dans notre ville et illustre le fossé grandissant qui sépare la majorité pierretiste des Déodatiens.
Un bien curieux rapport
C Pierret et son adjoint R. Gbedey ont salué « le remarquable travail » de la Commission Multipartite Consultative chargée d’étudier la situation des bâtiments scolaires.
Alors, pourquoi ont-ils commandé une étude supplémentaire au Cabinet O3 Consulting, basé à Lyon ? Compte tenu des énormités en tous genres contenues dans le rapport remis par cette société, tout laisse à penser que personne ne s’est rendu sur place. Enfin, le prix exorbitant de ce rapport de 6 pages seulement, nous laisse pantois : 17 000 € dépensés par le contribuable Déodatien pour rien... C. Pierret n’ayant finalement (et fort heureusement), pas suivi ses conclusions.
Gaspiller l’argent du contribuable : est-ce la meilleure façon de poursuivre la «politique vertueuse » dont se vante C. Pierret ?
A ce jour le Site n'est toujours pas ouvert et...
O3 consulting n'a pas non plus de téléphone !
Vincent BENOIT et le comité de rédaction de Demain Pour Saint-Dié.