Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Leçon d’histoire
Dans le quotidien vosgien, des candidats socialistes (ceux qui prétendent remplacer les députés UMP vosgiens) ont donné des leçons d’éducation à la majorité présidentielle. Les propos du challenger de G. Cherpion méritent tout particulièrement une mise au point sous forme de rappel historique.
En effet, l’ex-député de Blois et député sortant de Boulogne/Mer ignore sans doute certains aspects de la politique d’éducation de son chaperon actuel C. Pierret. Ainsi, en 2010, ce dernier a décidé sans concertation de fermer l’école de Marzelay, s’appuyant notamment sur des chiffres erronés concernant les effectifs de cette école de quartier. C’est au prix d’une mobilisation sans précédent en Déodatie (fédérations de parents d’élèves, syndicats d’enseignants, opposition municipale, etc.) que la Mairie a fini par reculer… pour mieux sauter l’année suivante !
En 2011, le maire est donc revenu à la charge, avec les mêmes faux arguments. Cette fois, il a fallu une grève de la faim de parents d’élèves et une visite parisienne au siège du PS pour sauver l’école Camille-Claudel.
Et en 2012 ? Année électorale oblige, élèves et parents concernés peuvent dormir tranquilles… pour l’instant.
Que devient la démarche municipale visant le classement de notre ville en station climatique ? A lire et entendre C. Pierret dans la presse et en conseil municipal (28 novembre 2008), l’objectif recherché semblait pourtant capital pour l’avenir de Saint-Dié, car il devait « servir la stratégie de développement touristique et valoriser les potentialités naturelles et environnementales de la ville ».
En décembre 2005 déjà, le maire avait insisté sur le rôle majeur de cette démarche : « Nous devons intensifier notre travail pour être classé le plus rapidement possible. […] Il nous importe de réussir ce classement. » On avait même trouvé un slogan (Accueillir dans la montagne) à afficher au fronton de l’Hôtel de Ville pour célébrer le futur événement.
Sans vouloir dénigrer l’attractivité potentielle d’un tel classement, il faut noter qu’une ville classée station climatique obtient surtout l’autorisation d’installer un casino et d’augmenter l’indemnité des élus municipaux… Or, compte tenu de la crise économique et de l’état des finances de la Ville, le climat déodatien n’est pas propice à ce genre d’initiatives.
Vincent BENOIT et le comité de rédaction de Demain Pour Saint-Dié