Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Les mêmes socialistes qui attribuaient, lors du dernier conseil municipal, toute la responsabilité de la dette de la ville à N. Sarkozy, sont ceux qui, lorsque le Président de la République lançait le plan de relance au début de la crise, le trouvaient insuffisant.
Cherchez l’erreur…
Aujourd’hui, C. Pierret se plaint de ne plus avoir à sa disposition la banque Dexia pour emprunter toujours plus, toujours plus cher, toujours plus risqué, et lancer des projets pharaoniques sur le dos des 21882 habitants qui subsistent encore à Saint-Dié. En effet, le projet surdimensionné de Partenariat Public Privé (PPP) Aquanova America sera financé par une banque allemande qui, selon lui, ne connaît pas les spécificités et les besoins des collectivités locales (Les Echos du 21/03/12).
Mais la vraie question n’est pas celle là, mais plutôt de savoir s’il faut toujours emprunter plus pour réaliser à tout prix un projet totalement inadapté aux finances déodatiennes au bord du gouffre.
Jugez-en plutôt : avant le projet Aquanova America, chaque foyer fiscal déodatien supporte déjà le poids d’une dette de près de 4 100 €. Une fois le PPP réalisé, la dette de la ville passera mécaniquement de 51 à 115 millions d’euros, et c’est alors plus de 9 100 euros que chaque foyer fiscal déodatien devra supporter pendant 25 ans.
Ainsi la réponse à notre question est :
NON au projet Aquanova America !
Il est totalement irresponsable de proposer d’emprunter encore, et d’hypothéquer ainsi l’avenir de la ville pour 25 ans. Au regard des comptes 2011, alors que les recettes de fonctionnement étaient en hausse de près de 15%, au lieu d’en profiter pour mettre enfin un coup de collier dans la réduction de la dette de la ville, C. Pierret et son équipe ont dépensé toujours plus, les dépenses de fonctionnement atteignant en 2011 le record de 38 679 204 €. Soit également près de 15% de plus que l’année précédente ! Est-ce bien raisonnable ?
Depuis 20 ans, c’est donc toujours plus d’impôts, toujours plus de dette, toujours plus de dépenses. Cette situation présente fortuitement de fortes similitudes avec celle de la Corrèze, région gérée par un certain F. Hollande ! Pour ces raisons, lors du vote du budget, nous demanderons qu’un effort considérable de rétablissement des finances de la ville soit mis en œuvre.
Vincent BENOIT et le comité de rédaction de Demain Pour Saint-Dié.