Blog de Soutien aux conseillers Municipaux de l'opposition de Saint-Dié-des-Vosges
Suite à la mort d’un jeune Déodatien, causée par un tir de carabine, nous nous associons à la terrible douleur de la famille et des proches de la victime.
Si l’heure est évidemment au recueillement, ce tragique événement illustre hélas une prolifération des délits que la Mairie persiste à vouloir occulter depuis des mois. A en croire la télévision régionale, la police nationale ne possèderait même pas de chiffres sur la délinquance à Saint-Dié.
A l’avenir, les citoyens n’accepteront plus ce silence assourdissant concernant les délits commis dans notre ville : vols de sac à main nombreux (contrairement à l’avis de la première adjointe au maire), cambriolages, voitures incendiées, car-jacking, et maintenant « règlement de comptes » à l’arme à feu. Par conséquent, étant donné le décalage permanent entre la communication de la Municipalité et la réalité qu’ils vivent au quotidien, les Déodatiens sont fondés à se poser des questions sur l’existence de « zones de non-droit » à Saint-Dié.
Ainsi, alors que les véhicules d’une radio et de la télévision régionale ont été accueillies par des jets de pierre, que les citoyens n’ont pas osé témoigner devant la caméra « par peur des représailles » (reportage télévisé diffusé sur France 3 Lorraine, le 26 avril), la Mairie ose qualifier un homicide de « dérapage », d’« acte de délinquance ordinaire » ! Compte tenu des circonstances, nous trouvons l’usage de tels mots totalement déplacé. Quant à la peur des citoyens de donner leur opinion, elle n’est pas non plus « ordinaire », elle exprime un malaise bien réel.
D’ailleurs, toujours à propos des réactions de la majorité municipale, l’absence de celle du maire est « remarquable » et pour le moins regrettable. Quel que soit le but de son séjour à l’étranger, nous pensons que la gravité des faits justifiait un retour immédiat du premier magistrat pour qu’il assume ses responsabilités.
Pour notre part, nous déplorons la politique communautariste pratiquée par C. Pierret, lequel n’a eu de cesse de considérer les « communautés » comme des réserves de voix, instaurant une concurrence entre celles-ci et, par extension, des rivalités.
Néanmoins, avant de débattre en toute transparence sur les causes à combattre et les remèdes à rechercher, l’essentiel est ailleurs : en effet, dans l’immédiat, il s’agit en priorité d’assurer la paix civile, donc d’apaiser le climat dans les quartiers concernés. C’est pourquoi, en tant qu’élu de la République et membres de l’association DPSD, responsables et conscients de nos devoirs, nous en appelons à la raison et au sang-froid de chaque citoyen, afin d’éviter à tout prix un autre geste irréparable.
De notre point de vue, après cet épisode dramatique, c’est la communauté déodatienne qui est en deuil.
Vincent BENOIT et le comité de rédaction de Demain Pour Saint-Dié.